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vendredi 31 mars 2017

20170331 - #TOUTSEXPLIQUE. Porno: Ce qui fait jouir les femmes

#TOUTSEXPLIQUE. Porno: Ce qui fait jouir les femmes




Le porno, ce n'est pas qu'une affaire d'hommes, et les attentes des femmes en la matière ont bien évolué. - DAVID MCNEW / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP
Anissa Boumediene
Mater du porno, c’est un peu comme aller au resto. Sur la multitude de sites dédiés, après avoir fait son choix sur la longue carte des réjouissances proposées - Milf, belle-mère ou encore BDSM - on trouve tout aussi bien les raisonnables qui ne prendront qu’une entrée légère que les gourmands amateurs de gras ou ceux qui passent leur tour, redoutant l’intoxication alimentaire. Mais pas que. Il y a aussi de plus en plus de femmes, elles aussi en quête d’images (s)explicites pour s’offrir un plaisir solitaire.
« Plus de 30 % des spectateurs de porno sont en réalité des spectatrices », indique à 20 Minutes Ovidie, ancienne actrice X désormais documentariste et réalisatrice de films pornos féministes. Mais que veulent regarder les femmes quand elles ont envie d’un petit quickie avec elle-même ? Du classique, du hard, du lesbien ou du 100 % féministe ? 20 Minutes sonde les attentes des femmes en matière de porno.

Se libérer des conventions

Au départ, beaucoup de femmes pensent que la voie de leur plaisir intime n’emprunte pas les chemins parfois sinueux du porno. Dans Future sex (éd. du Seuil), la journaliste américaine Emily Witt raconte sa longue enquête de quatre ans, au cours de laquelle elle atesté de nombreuses choses en matière de sexualité, revu ses positions sur le porno et appris à se libérer des conventions. « Je n’avais jamais essayé de me masturber devant des vidéos pornos. (…) Pour moi, le porno, c’était des pubs qui vendaient des "salopes avides de foutre" », raconte-t-elle. « Je pensais que se masturber "devant" quelque chose marquait une suprématie des idées masculines sur la sexualité ».

Inutile, donc, de dire que jamais elle ne se serait imaginé « se masturber sur le net devant Gang bang très hard pour salope amatrice de bondage, ce que j’ai pourtant fini par faire un jour ». Aujourd’hui libérée dans ses paroles et ses pratiques, celle qui d’habitude mettait « longtemps à jouir » en se masturbant sans vibro confesse qu’il lui a « suffi de regarder la vidéo pendant dix minutes » pour atteindre l’orgasme.
« En bannissant le porno de sa vie, on se prive aussi d’un répertoire complet des fantasmes sexuels de toute l’histoire de l’humanité », estime la journaliste. Tout comme elle, Camille, 27 ans, parle assez librement de sa sexualité. « Moi, je regarde du classique : un mec, une nana, et faut que ça baise bien fort ! Un peu comme ça pourrait se passer entre mon copain et moi dans la chambre quoi », explique Camille. « Certes, c’est pas tout à fait comme ce qui se passe dans mon lit, plaisante-t-elle. Mais c’est efficace, quelques minutes de masturbation devant ça et c’est l’orgasme assuré ! »

« Je ne regarde que des vidéos de femmes »

Ovidie avance une explication concernant ce phénomène : « Les femmes consomment ce qu’on leur donne à voir : du porno mainstream. C’est intéressant de s’interroger sur ces femmes qui regardent des films de Rocco [Siffredi], des vidéos centrées sur le coït ou qui mettent en scène les femmes dans l’humiliation. La seule explication pour moi, c’est l’intégration dans nos propres fantasmes de tous ces stéréotypes si longtemps véhiculés, analyse la réalisatrice. Les goûts en matière de porno sont forcément conditionnés par l’environnement dans lequel on évolue. Or aujourd’hui, le porno sur les plus gros tubes représente 250 milliards de vidéos consommées chaque année, c’est colossal. Après ça, c’est dur de lutter contre la représentation majoritaire de la sexualité ». Emily Witt, elle, ne partage pas ce point de vue. Après avoir assisté à un tournage porno hardcore, la journaliste comprend aujourd’hui qu’une femme puisse aussi avoir envie de regarder des vidéos pornos plus corsées, « des douches dorées » ou du bondage.
Hétéro et heureuse en ménage, Mélanie ne partage pas ces goûts-là. Si elle ne regarde qu’occasionnellement du porno, à chaque fois, il ne s’agit que de vidéos mettant en scène des femmes. Auto initiée assez tard au porno, vers 25 ans, la jeune femme est depuis le début sûre de ses choix. « Je trouve hyper excitant de regarder une femme se caresser ou deux femmes en train de faire l’amour, indique-t-elle. Quand je suis seule, centrée uniquement sur mon plaisir sexuel de femme, ce que j’aime, c’est de regarder une femme jouir, avoir un vrai orgasme sous les caresses d’une autre, plutôt qu’une femme qui se prend une éjaculation en plein visage ou offre à la caméra un gros plan de son anus dilaté ! », poursuit-elle. « Peut-être que c’est ma vision féministe du porno, ou simplement mes goûts, mais je ne prends aucun plaisir à voir une femme "gang-banguée" ou qui n’a l’air d’être là que pour servir de "réceptacle" à l’homme », confie la jeune femme de 31 ans, qui a l’impression que « ces vidéos-là ne servent qu’à satisfaire le plaisir masculin ».

« Etre désirable et bandante même avec des poils et des vergetures ! »

Car s’il y a des femmes hermétiques aux films pour adultes, il y a aussi « celles qui ne se retrouvent pas dans l’offre mainstream, confirme Ovidie. Des femmes qui ont tendance à se tourner vers le porno queer ou gay, et de plus en plus vers le porno féministe », pour prendre du plaisir. Le plaisir féminin, Ovidie le soigne et le satisfait dans ses productions. Aujourd’hui réalisatrice, l’ancienne actrice signe aujourd’hui des pornos féministes. Un courant qui a émergé il y a quelques années, avec un cinéma fait le plus souvent par et pour les femmes. « Ça leur permet d’avoir accès à une diversité de fantasmes. Une amie m’a confié se sentir beaucoup mieux dans son corps depuis qu’elle regarde du porno féministe, raconte Ovidie. Ces productions-là mettent en scène des silhouettes différentes et grâce à ça, elle et beaucoup d’autres voient qu’on peut être désirable et bandante même avec des poils et des vergetures ! Pour une nana lambda, c’est difficile de s’identifier à une femme peroxydée refaite de la tête aux pieds et intégralement épilée. Et plus difficile encore de se projeter dans une sexualité ultra-simulée, où la femme simule l’orgasme dès qu’on l’effleure ».

Préservatif à la cerise sur le gâteau : la gent masculine peut elle aussi prendre beaucoup de plaisir à regarder ces « pornos féministes ». « Beaucoup d’hommes ne se retrouvent pas non plus dans le porno mainstream, qui met en scène des mecs bodybuildés dans des positions pas naturelles avec des femmes siliconées, rapporte la réalisatrice, là, c’est plus réaliste ». Réaliste mais pas soft, comme le croient certains, imaginant que les pornos féministes ne sont qu’un ersatz de romances érotiques pour femmes. « Il faut sortir de cette confusion très française, la vocation du porno féministe est de proposer un porno différent, pas moins sexuel mais plus réel, qui casse les stéréotypes », décrypte Ovidie. Mais, au-delà du sexe du spectateur, ce qui importe, « c’est qu’il se passe quelque chose de réel sur le visage de l’actrice, car c’est le plaisir de l’autre qui est excitant ».

mardi 21 mars 2017

20170321 - News / Pornographie : quelles conséquences sur la sexualité ?

Pornographie : quelles conséquences sur la sexualité ?



ÉCLAIRAGE - Selon un sondage Ifop publié lundi 20 mars, un adolescent sur deux a déjà visionné une vidéo pornographique. Une pratique qui n'est pas sans conséquence sur la sexualité.


la consommation de porno entraîne une représentation erronée de la sexualité Crédit : HBO
14 ans, c'est l'âge moyen du premier visionnage d'une vidéo pornographique. Selon un sondage de l'Ifop publié lundi 20 mars, un adolescent sur deux, en majorité les garçons, a déjà visionné une vidéo pornographique, la plupart du temps sur son téléphone portable. Rien de très étonnant jusque là, les études à ce sujet revenant régulièrement à la une de l'actualité.

Seulement, ce sondage nous apprend que si près d'un garçon sur deux (48%) et plus d'une fille sur trois (37%) estiment que la pornographie a participé à l'apprentissage de leur sexualité, il apparaît que 44% des adolescents ayant déjà eu des rapports sexuels ont reconnu avoir essayé de reproduire des scènes ou pratiques vues dans des films. 

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Cette pratique pose de sérieuses questions, tant les conséquences d'une consommation précoce de pornographie entraîne notamment une représentation erronée de la sexualité et également des troubles de l'érection.

Décalage entre fiction et réalité

En s'éduquant sexuellement à travers la consommation de porno, cela a pour conséquence directe de créer une représentation biaisée de la sexualité et des rapports entre hommes et femmes. "Les rapports entre hommes et femmes y sont faussés : les hommes sont des dominateurs toujours capables de donner du plaisir et les femmes des créatures toujours prêtes à dire oui !", a expliqué Claude Rozier, sexologue et médecin de l’Education nationale, au magazine Psychologie.

De même, la plupart du temps, le porno met en scène des corps et des comportements qui n'existent pas dans la réalité. "Culte du corps, taille du pénis, durée et pratiques extrêmes confèrent aux pratiques sexuelles une dimension "no limit" qui peut bouleverser la conception de la sexualité dans la vie des couples", détaille la sexologue clinicienne Magali Croset-Calisto dans une tribune publiée sur le Huffington Post. Dès lors, la frontière entre fiction et réalité s'estompe au fur et à mesure que la consommation de porno augmente. Résultat, les hommes sont de plus en plus nombreux à se tourner vers des consultations spécialisées pour addiction sexuelle, renchérit la sexologue qui parle de "fascination" ou encore de "sidération précoce". 

Perte de libido

Ce constat selon lequel la consommation excessive de vidéos pornographiques fausse la réalité a été étayé par le Docteur Frédéric Saldmann, cardiologue et spécialiste des questions de santé le weekend sur RTL. "Lorsque des hommes regardent trop de porno, ils idéalisent une sexualité qu'ils ne pourront jamais atteindre. Ils souffrent de la comparaison avec les acteurs. Ils rentrent ainsi dans un monde fictif et la réalité, à côté du film, est toujours médiocre", a-t-il expliqué au micro de RTL au mois de février. 

Si le porno a des conséquences négatives sur la sexualité de par des représentations erronées, il entraîne également une perte de la libido et des troubles de l'érection. Selon une étude publiée en 2013 dans le Journal of sexual medicine, 25% des hommes de moins de 40 ans présentent des troubles de l'érection. Une statistique que la sexologue Magali Croset-Calisto attribue en partie à la consommation de porno à outrance. "Une consommation excessive de porno peut engendrer une dépendance accompagnée d'un effet de tolérance, lequel provoque une angoisse de performance fréquente chez les hommes face à l'enjeu de "tenir dans la durée"", a-t-elle illustré.

Des constats qui appellent à la plus grande prudence quant à la consommation de porno et particulièrement pour les plus jeunes qui construisent leurs représentations de la sexualité à travers des images biaisées et irréalistes. Une problématique dont s'est déjà saisie la ministre des Familles, de l'Enfance et des Droits des femmes, Laurence Rossignol, qui a annoncé lundi 20 février qu'elle souhaitait interdire l’accès des mineurs aux sites Internet qui diffusent ces images pornographiques.

samedi 4 mars 2017

20170304 - Sexualité : Vous vous masturbez alors que vous êtes en couple ? C'est bien !

Vous vous masturbez alors que vous êtes en couple ? C'est bien !

La masturbation, plus que tout autre pratique, est considérée comme un acte solitaire et donc généralement, plutôt accessoire si l’on est en couple. Ce n’est pas vrai.
Certaines personnes voient encore la masturbation comme un acte vicieux et ne pourraient pas imaginer que leur partenaire s’y adonne. Il faut dire que durant des siècles, elle était jugée comme dangereuse et responsable de bien des maux. Aujourd’hui, on lui reconnait enfin de nombreux bienfaits.
Bénéfique pour la santé mais surtout utile pour permettre à son auteur de mieux connaître son corps, d’être en meilleure corrélation avec ses désirs et ses pulsions. Malheureusement, les injonctions des siècles derniers et le message religieux qui a encore tendance à privilégier une sexualité reproductrice font encore des ravages dans l’esprit des gens.

Une pratique utile

Ainsi, se masturber lorsqu’on est en couple est souvent vécu comme une perversion. Pourtant, la pratique est utile dans le couple pour de multiples raisons.
  • Si les partenaires sont éloignés un certain temps, elle permet de soulager des envies et donc d’éviter un éventuel adultère.
  • Lorsque l’un ou l’autre des partenaires a plus de désirs, elle permet de canaliser les tensions et de ne pas imposer à l’autre un rythme sexuel trop soutenu.
  • Elle permet à certains hommes, tout particulièrement aux hommes qui éjaculent trop rapidement, de faire baisser la pression avant un rapport sexuel et donc de pouvoir mieux tenir lors du coït.
  • Elle permet à chaque partenaire de nourrir sa fantasmatique. C’est d’ailleurs l’une des grandes qualités de la masturbation, pouvoir imaginer un scénario érotique sans craindre de blesser l’autre puisque justement la masturbation est un acte solitaire.
  • Autre avantage ; apprendre à mieux connaître son anatomie et le fonctionnement de son sexe. Par exemple, les femmes qui se masturbent savent mieux expliquer à leur amant comment il doit s’y prendre pour les emmener jusqu’à l’orgasme.

De la discrétion 

Il y a a donc énormément d’avantages de recourir à la masturbation, néanmoins, je vous conseille de rester discret car généralement, votre partenaire n’apprécie pas de savoir que vous vous donnez du plaisir en son absence. Les femmes auraient tendance à imaginer que vous fantasmez sur quelqu’un d’autre. D’ailleurs lorsqu’une femme surprend son partenaire en train de se masturber devant des images pornographiques, elle se sent trahie, trompée, salie le plus souvent.
Quant aux hommes, savoir que leur compagne se masturbe alors qu’ils n’ont pas pu en profiter, leur faire ressentir une certaine frustration.
Donc sauf si vous êtes vraiment complices, inutile d’évoquer vos jouissances solitaires. Quant au jeu de masturbation à deux, là encore, cela nécessite toujours une grande complicité sexuelle.
Brigitte Lahaie

dimanche 12 février 2017

20170212 - News / Il est de temps de commencer à planifier vos prochaines relations sexe

20170212 – News / Il est de temps de commencer à planifier vos prochaines relations sexe

Voici sur la durée le secret des couples satisfaits sexuellement.Au cinéma, quand nos deux héros s’en vont faire l’amour, c’est généralement dans une étreinte passionnée comme débordés par l’intensité de leur désir. Ça peut aussi être doux dans la découverte spontanée de leur sensualité Voilà pour la fiction. Et ensuite, il y a la vie, ce drôle d’espace-temps où l’alchimie, l’érection comme les…

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jeudi 29 décembre 2016

20161229 - Le plaisir féminin, c’est comme le reste, ça s’apprend | Slate.fr

20161229 – Le plaisir féminin, c’est comme le reste, ça s’apprend | Slate.fr

Et ça demande d’arrêter de tourner autour du pot. Fin août, c’est avec une stupéfaction digne de Christophe Colomb découvrant l’Amérique qu’a été accueillie la modélisation en 3D d’un clitoris fabriqué par la chercheuse française indépendante Odile Fillod. Tout l’été, le petit organe en forme de cintre, qui mesure 10 centimètres entre l’extrémité du gland du clitoris et sa racine, a squatté les…

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lundi 12 décembre 2016

20161212 - Le porno, une menace pour le couple ? | PassionSanté.be

20161212 – Le porno, une menace pour le couple ? | PassionSanté.be

Le fait de regarder des films X peut-il détériorer les relations de couple au point de conduire à la séparation ? En tout cas, quand l’un des partenaires s’y met, le risque augmente. Ces données sont globales, bien sûr, et elles seront fortement nuancées selon les cas. Néanmoins, indique cette équipe américaine (université de l’Oklahoma), il existe une tendance assez nette. Les chercheurs ont…

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lundi 21 novembre 2016

20161121 - Éduque-t-on les enfants à la sexualité ou à l'hétérosexualité? | Slate.fr

20161121 – Éduque-t-on les enfants à la sexualité ou à l’hétérosexualité? | Slate.fr

L’éducation à la sexualité est tout à fait inégale d’une école à l’autre. «On parlait du cycle menstruel. Le jour 14, c’est le jour où tu ovules, et tout. Un élève a dit: “Merde ! J’ai fait l’amour le 14 février!” Il a fallu que j’explique que l’ovulation n’avait pas nécessairement lieu le 14 de tous les mois», raconte, perplexe, une enseignante d’école secondaire québécoise. «“En matière de…

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dimanche 31 juillet 2016

20160731 - Arts - Faites l’amour, pas la guerre – Une étonnante campagne contre le SIDA | Ufunk.net

Faites l’amour, pas la guerre – Une étonnante campagne contre le SIDA | Ufunk.net



Faites l’amour, pas la guerre est une nouvelle campagne étonnante et créative contre le SIDA, imaginée par l'agence TBWA/Paris pour la fondation AIDES. Quand les couleurs des drapeaux du monde entier se mélangent grâce au body painting, une campagne osée et décalée qui rappelle l’importance de se protéger contre le VIH.

samedi 30 juillet 2016

20160731 – Arts – Faites l’amour, pas la guerre – Une étonnante campagne contre le SIDA | Ufunk.net

Faites l’amour, pas la guerre est une nouvelle campagne étonnante et créative contre le SIDA, imaginée par l’agence TBWA/Paris pour la fondation AIDES. Quand les couleurs des drapeaux du monde entier se mélangent grâce au body painting, une campagne osée et décalée qui rappelle l’importance de se protéger contre le VIH.   Source : Faites l’amour, pas la guerre...

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jeudi 28 juillet 2016

20160728 – Arts – Sex Fears – De quoi avons-nous peur lorsqu’on fait l’amour | Ufunk.net

Sex Fears est une nouvelle étude qui regroupe dans une infographie les choses dont nous avons le plus peur lorsque nous faisons l’amour. Réalisée sur un panel de 2000 Européens et Américains, cette étude compare les différentes peurs liées au sexe chez les hommes et chez les femmes, mais aussi les différences entre les américains et...

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20160728 - Arts - Sex Fears – De quoi avons-nous peur lorsqu’on fait l’amour | Ufunk.net

Sex Fears – De quoi avons-nous peur lorsqu’on fait l’amour | Ufunk.net



Sex Fears est une nouvelle étude qui regroupe dans une infographie les choses dont nous avons le plus peur lorsque nous faisons l'amour. Réalisée sur un panel de 2000 Européens et Américains, cette étude compare les différentes peurs liées au sexe chez les hommes et chez les femmes, mais aussi les différences entre les américains et les européens.

lundi 11 juillet 2016

20160711 - News : Faut-il tout essayer sexuellement ?

Faut-il tout essayer sexuellement ?



[Chronique] La curiosité sexuelle doit-elle – et peut-elle – être sans limites ? Faut-il goûter avant de dire non, tout tenter pour ne rien rater ? La chroniqueuse Maïa Mazaurette répond aux chantres du tout-sexuel et de la dolce vita marathonienne et exhaustive.

Deux poids, deux mesures : alors qu’on apprend aux enfants à « goûter avant de dire non » (au risque de retrouver des traînées de purée carotte-camembert sur les murs), nous nous autorisons sexuellement à ne pas goûter. A détester avant d’essayer. A ne pas se faire notre propre idée. Comment justifier ce passe-droit ?

La question se pose parce que l’idée de tout essayer est finalement très implantée dans notre culture sexuelle. Les prétentieux se vantent d’avoir tout essayé, les gourmands de vouloir tout essayer.

La lecture d’un dictionnaire des paraphilies, ou des 120 Journées de Sodome, devrait poser un cadre à cet insondable appétit (nous sommes tous et toutes bien trop paresseux) : on appelle « effet Dunning-Kruger » ce biais de surconfiance qui veut que les personnes les moins compétentes sur un sujet ont l’impression d’en avoir fait trente fois le tour. Si quelqu’un prétend tout connaître en sexualité, ou avoir tout essayé, vous pouvez tabler sur sa virginité.

Univers fantasmatique en expansion

D’ailleurs, à quoi ressemble le « tout » ? Il existe quantité de cartes interactives permettant de se faire une idée de la largeur, et des largesses, de notre champ des possibles. Les niches non seulement se superposent les unes aux autres, mais se multiplient avec le temps : l’univers fantasmatique de l’humanité est en expansion, comme l’univers tout court.

Mais nous ne sommes pas, individuellement, l’humanité – nous avons des limites, forcément. Peut-être ces limites tomberont-elles avec la réalité virtuelle, mais nous n’en sommes pas encore là (ne vendons pas cette peau d’ours, très érotique sous la cheminée, au passage).

Comment pourrait-on se réclamer de toutes les sexualités – jusqu’où ? Les morts ? Les animaux ? Il faudrait vouloir coucher avec tous les humains, tous les non-humains, tous les objets, mais aussi avec la rosée du matin et un clafoutis aux cerises. Ce qui commence à faire beaucoup, même quand on est au chômage.

Voici dix exemples de ce qu’il faudrait « essayer avant de dire non » – dix possibles sur des milliers, en ne parlant que des cas recensés : la momification érotique, le fétichisme de la sueur et des aisselles, la zoophilie, la domination financière, la scatologie, la stimulation électrique, les maladies vénériennes. Et puis bien sûr, expérience sexuelle ultime : la chasteté. La frustration. La castration. Quoi, ne vouliez-vous pas tout essayer ?

Et même si c’était possible : serait-on meilleur coucheur parce qu’on a tout essayé ? Ou vaudrait-il mieux avoir moins essayé, mais mieux creusé son sujet ? L’essai implique une connaissance superficielle, un passage éclair (notez que sexuellement, d’habitude, on n’aime pas trop les passages éclair) : les vrais vantards ne devraient-ils pas plutôt vanter des spécialisations bien précises – un doctorat en anatomie interne, un master trilingue en cunnilingus ?



Vantardises

On plaisante, on plaisante, mais la question se pose de manière plus problématique que les simples vantardises après trois verres de rosé (au passage, avez-vous essayé le sexe en état de coma éthylique ? Si vous voulez tout essayer, c’est un incontournable).

La curiosité sexuelle peut en effet devenir une contrainte : une pression que l’on fait porter sur ses partenaires pour qu’ils acceptent des pratiques qui leur répugnent ou qui les indiffèrent. Les gays et surtout les lesbiennes connaissent bien le problème, eux et elles qu’on accuse régulièrement de préférer les relations homosexuelles faute d’avoir essayé les relations hétérosexuelles.

Ainsi, en Afrique du Sud, le viol correctif consiste à imposer des pénétrations aux lesbiennes pour qu’elles rentrent dans le droit chemin (surprise, surprise : ça ne marche pas). Et vous trouverez toujours des psychanalystes de comptoir pour affirmer que les prêtres pédophiles le sont parce qu’ils n’ont pas essayé avec une « vraie » femme.

On voit bien les limites de cet argument inlassablement utilisé pour « convaincre », plutôt les femmes, d’essayer le bondage (passif, comme c’est curieux) ou la sodomie (passive, tiens donc) : quand on parle de tout essayer, c’est surtout pour demander à l’autre de tout essayer.

Mourir idiot

Et en priorité le trio gagnant du fantasme pornographique martelé comme une normalité – triolisme, échangisme, sexe anal, comme si ne pas avoir couché avec deux blondes à 30 ans revenait à rater la Rolex de ses 50 ans. Vous admettrez que ça fait court, comme incarnation d’un hédonisme solaire.

Revenons donc à nos petits pots carotte-pomme de terre. Même s’il s’agit dans les deux cas de rapport au corps et au plaisir, la sexualité n’est pas la nourriture (elle n’est pas un besoin vital au niveau individuel, pour commencer). Et même en nourriture, on n’essaie pas tout : rangez immédiatement cette bouteille de Destop.

Alors même que l’accès à la sexualité est l’un des marqueurs du passage à l’âge adulte, la personne qui veut tout essayer traite son/sa partenaire comme un enfant.

Les pressions sont déjà considérables sur les jeunes gens, sommés, entre autres, de perdre leur virginité, de s’adonner au sexe oral, d’épiler leur corps, de montrer leurs parties intimes sur Internet, de jouir à tout prix.

Le discours que nous avons besoin d’entendre n’est certainement pas qu’il faut tout essayer sous peine de mourir idiot/e (la fameuse FOMO des millenials, fear of missing out : l’angoisse de rater une expérience), mais au contraire, de réapprendre à essayer quand on en a envie, quand on se sent prêt/e, en prenant la liberté de ne jamais tenter. De passer à côté.

La joie de snober

Prenons donc le parti inverse, si vous le voulez bien. Il se joue quelque chose d’infiniment intéressant dans le renoncement : choisir, c’est renoncer, et quand on choisit, n’est-ce pas qu’on aime ou du moins qu’on préfère ? Qu’on accepte que tout ne soit pas pareil, équivalent, horizontal ?

Nul éloge ici, en quatre volumes cousus de fil blanc, de la sublimation par l’ascèse, mais la simple constatation qu’on peut se satisfaire de n’avoir pas tout fait. Qu’on peut apprécier de rechigner, de se refuser – comme une position, ou comme un jeu, pour faire monter la tension sexuelle.

On peut au contraire préférer se projeter, se garder pour plus tard : ah, peut-être, oui, un jour, quand l’occasion fera le larron. Ou savourer le plaisir un peu acide qu’il y a à se démarquer de la masse – bah non, pas moi.

Réhabilitons la joie de snober. D’exercer son esprit critique. De laisser de côté des tendances qui nous semblent ridicules ou immorales (rappel : parler de morale n’est pas honteux, même en 2016 et même en terrasse). Il faut pouvoir dire non pour mieux crier que oui. Restreindre pour exploser.

Quoi qu’en disent les chantres du tout-sexuel, du carpe diem intimidant, de la dolce vita marathonienne et exhaustive : s’il fallait tout essayer avant de dire non, nous serions dégoûtés du sexe. Comme des enfants malheureux de n’avoir jamais appris la frustration. Qui ne tente rien n’a rien, mais qui tente n’importe quoi n’est pas plus avancé.

Retrouvez chaque dimanche matin la chronique sexe de Maïa Mazaurette dans La Matinale du Monde.
  • Maïa Mazaurette
    Journaliste au Monde
Source : Faut-il tout essayer sexuellement ?
Avis Pimpf : Très bonne rubrique et conclusion , car après tout à quoi ça sert de vouloir suivre les tendances, ou ce que dit tel ou tel magazine, on s'en fout des normes ou de ce qu'il faut faire, chacun vit sa sexualité comme il le souhaite avec qui il le souhaite du moment que ça se fasse dans le consentement et le respect mutuel, le reste vraiment n'est que phénomène de mode... est on vraiment si influençable que cela de nos jours?

jeudi 7 juillet 2016

20160707 - Sexe après un break - Reprendre une sexualité après un break - Doctissimo

Sexe après un break - Reprendre une sexualité après un break - Doctissimo

Les raisons de ne plus s'ébattre sous la couette où ailleurs avec un partenaire sont multiples : l'âge, une rupture douloureuse, l'arrivée d'un enfant, la routine... Rallumez le feu après une période d'abstinence plus ou moins longue ne va pas toujours de soi. Les pistes du médecin sexologue Dr Ghislaine Paris.
"Nous ne sommes pas tous, ni toutes, animés de désir himalayen permanent, et des périodes d'abstinences sexuelles sont plus courantes qu'on ne pense" confie le Dr Ghislaine Paris, auteur du livre "Un désir si fragile". L'absence prolongée de relations sexuelles peut découler de différents facteurs, à savoir l'âge, l'absence de partenaire, ou bien une baisse de désir au sein du couple. Quelles que soient les raisons, il n'y a pas de quoi s'alarmer ! Certaines phases de la vie nécessitent de mettre son énergie dans un autre secteur que la sexualité. Toutefois, si vous ne souhaitez pas augmenter les rangs des adeptes de la révolution asexuelle, il va falloir à nouveau faire preuve d'audace et d'impudeur. Car après tout, le sexe fait partie de la vie et du couple...

Pas de limite d'âge pour se faire du bien

"Les premières causes d'abstinence sont dues à l'âge" note le Dr Ghislaine Paris au sein de ses consultations. Si aujourd'hui, on s'autorise davantage à aimer après 60 ans, il n'en va pas de même pour le sexe. S'ébattre sans retenu passé un certain âge est encore tabou. Comme en témoigne 7ème Ciel, le film polémique d'Andréas Dresen, qui célèbre les élans d'une femme de soixante ans et d'un octogénaire.

Plus qu'une image de soi en berne, c'est surtout le corps qui est en cause, avec davantage de problèmes d'érection et de sécheresse des muqueuses pour les femmes. "C'est pourquoi, après une période d'abstinence, je recommande une consultation" précise le Dr Paris. De la patience, bien sûr, et une aide médicamenteuse ponctuelle peuvent être nécessaires. L'important est de ne pas s'enfermer dans une spirale d'échec.

Au sein de la relation de couple, qu'elle soit nouvelle ou récente, il faut à nouveau privilégier un contexte favorable au désir où priment un toucher doux, des caresses, et davantage de sensorialité.

Sexualité après une rupture douloureuse

Les raisons de se réfugier dans l'abstinence suite à une séparation douloureuse sont différentes pour les hommes et les femmes. Loin des clichés qui les stigmatisent dans un rôle de chasseur collectionnant les "coups" d'un soir, pour se réconforter, les hommes souffrent aussi. Une rupture douloureuse peut s'accompagner d'un "vraie" chagrin et d'une perte de confiance en soi, surtout s'il y a eu défaillance sexuelle. "Les femmes ne sont pas tendres avec leséjaculateurs précoces, ni avec ceux qui ne "savent" soi-disant pas leur donner de plaisir" constate le Dr Paris. Pour ces derniers, se confronter à une nouvelle relation sexuelle n'est pas simple !

Les femmes qu'on a quittées ou trompées se réfugient, elles, dans l'abstinence pour d'autres raisons. Fragilisées, elles ne souhaitent pas s'exposer trop vite sur un terrain qui est celui de l'intime. Si en plus, elles ont la garde des enfants, le sexe a tôt fait de disparaître de leurs priorités.

Sortir de cette abstinence demande tout d'abord de prendre conscience qu'on est dans une situation d'évitement. Ensuite, le mieux est de privilégier des relations où l'on se sent bien et de prendre le temps de flirter, même si ça peut paraître désuet. Rappelons que l'appréhension peut entraîner chez l'homme une sécrétion d'adrénaline, un facteur aggravant d'éjaculation précoce. Et chez les femmes, des difficultés à atteindre l'orgasme. Evitez dans tous les cas de vous fixer des objectifs, qui vous mettront en difficulté, si vous ne les atteignez pas !

La sexualité du couple quand l'enfant paraît...

Les transformations pendant la maternité peuvent avoir des effets tout à fait contraires chez les uns et les autres. A savoir, un regain de libido pour elle ou une vraie réticence face à la future "mère" pour lui. Dans tous les cas, une période d'abstinence de 3 mois après l'accouchement est normale. Ensuite, c'est bien de s'y remettre... Ce qui ne va pas toujours de soi car l'énergie libidineuse de la mère est focalisée sur l'enfant.

Il va falloir ré-érotiser le couple. La plupart du temps, la tendresse et les sentiments sont là, en revanche Eros, moins. La clé pour elle : se remettre dans un mode séduction, et regarder à nouveau son Jules comme un amant, plus que le père de son marmot. Quant à lui, il va devoir faire preuve de patience et de douceur. Bien souvent la jeune mère est exténuée et très chamboulée physiquement. Se mettre en "option sexuel" sur un mode agacé et crispé risque fort de se solder par un refus.

L'endormissement sexuel dans le couple

La passion du départ s'est délitée et l'élan naturel qui vous précipitait dans les bras l'un de l'autre a disparu. Les rapports deviennent moins gratifiants et peu à peu on se laisse gagner par "l'endormissement", comme l'appelle le Dr Paris. Par ailleurs, la phase de construction s'accompagne d'une sorte de familiarité, préambule d'une véritable intimité, mais qui parasite le désir. Les ébats s'espacent et avec ce ralentissement se profile la menace de l'abstinence... Selon le Dr Paris, "elle devient effective après plus de six mois sans rapports".

Pour rallumer la flamme, c'est simple : redécouvrez-vous et flirtez, comme au début. Une sexualité épanouie demande d'y consacrer du temps, c'est primordial. Prenez soin du contexte de vos relations, sortez au restaurant, au cinéma, en week-end tous les deux... Gardez en tête qu'il ne faut pas vous fixez d'obligation de résultat, ni de contrainte. Misez uniquement sur les sensations de plaisir, le reste suivra...

Catherine Maillard

mercredi 25 mai 2016

20160525 - Ce que personne ne vous a jamais dit sur l'orgasme féminin | Rebecca Amsellem

Ce que personne ne vous a jamais dit sur l'orgasme féminin | Rebecca Amsellem



"Quoi tu n'as jamais eu d'orgasme vaginal ? Oh mais la dépression ! Du coup c'est la loose au lit non ?" Autant dire qu'on était interloquées la semaine dernière quand on a entendu cet échange entre deux femmes assises à la terrasse d'un café.
D'où vient cette obsession des femmes pour le sacro-saint orgasme ? Pourquoi cette quête n'a-t-elle pas lieu d'être ? Parce que toutes les femmes sont différentes et que chacune jouit différemment, en fonction d'un subtil équilibre physique et psychologique.

L'orgasme comme passage obligé ?

Merci Hollywood, la littérature érotique et bien entendu le porno... L'orgasme est sensé être la touche finale de tout échange sexuel du côté de la femme. Quand l'orgasme ne vient pas, c'est qu'un des partenaires a un problème. En sous-titre donc : les humains sont des machines à orgasmes et si on fait ça, ça et ça, paf ça fait un orgasme (et / ou des chocapics).

Comme l'a très bien montré Iris Brey dans son ouvrage Sex and the Series, une révolution télévisuelle des séries de femmes ont commencé à prendre le relais afin de nous démystifier tout ça. Sex and the city bien sûr mais aussi plus récemment les séries Girls, Broad City, et Orange is the New Black... Ce sont toutes des séries au sein desquels les personnages féminins sont forts, ambitieux et sexuellement libres. "Les séries peuvent avoir un grand impact sur la manière dont les femmes et hommes perçoivent la sexualité féminine. C'est évidemment libérateur de voir des personnages féminins qui ont des vies sexuelles riches et variées. Les personnages féminins font des erreurs. Les rapports sexuels qui n'aboutissent pas forcément à ce qui avait été espéré, orgasme ou pas. Nous ne sommes plus dans la culture de la performance." nous dit-elle.

Comment ça marche ?

C'est ce que la doctoresse Odile Buisson nous explique dans une conférence donnée à l'ENS. Cette gynécologue et obstétricienne a été la première à réaliser une échographie du clitoris durant le coït. Elle prouve que le clitoris, loin d'être un "petit bouton" sur lequel il faut appuyer, est en fait un organe beaucoup plus large constitué d'une double-arche, et de corps caverneux mesurant de 12 à 15 centimètres et qui entourent le vagin. Ainsi, tout porte à croire que l'orgasme implique toujours le clitoris. En d'autres mots, la quête du point G ne devrait pas nous préoccuper.

Déculpabilisons-nous !

Camille Emmanuelle déconstruit les clichés qui nous enferment dans une vision normative du sexe et de l'orgasme dans son nouvel ouvrage Sexpowerment. Cessons de culpabiliser, nous dit-elle, nous parlons plaisir après tout. Mais comment faire ? "Il y a deux éléments à prendre en considération Tout d'abord, déconstruire les clichés sur la sexualité masculine et féminine et le schéma préliminaire / pénétration. Puis, faire un apprentissage physiologique. Les femmes doivent pouvoir répondre à la question : comment est fait mon corps ? Ce n'est pas anodin quand on sait que la face cachée de la Lune est plus étudiée que le clitoris. Ce n'est qu'en 1998 que la chercheuse Helen O'Connell en a proposée un schéma. Comme le dit Esther Perel, nous pouvons développer notre intelligence érotique. Pour cela, on peut lire de la bonne littérature pornographique comme celle d'Anaïs Nin, s'ouvrir à la pornographie alternative qui donne une vision positive du plaisir féminin."

Lire la fin de la newsletter et des interviewes de Iris Brey et Camille Emmanuelle : lesglorieuses.fr



"Retrouvez ce texte sur Les Glorieuses, la newsletter féministe qui réinvente l'information sur les femmes"

Plus d'informations sur le compte Twitter Les Glorieuses et sur leur compteInstagram.

mardi 17 mai 2016

20160517 - Sexualité : Le plaisir féminin, à bouche que veux-tu

Le plaisir féminin, à bouche que veux-tu



On a bien répété aux femmes que leur sexe était sale. Elles en déduisent donc que le cunnilingus est une faveur, voire un sacrifice… alors même que la majorité des hommes le pratiquent pour leur plaisir.

Il est loin le temps où le cunnilingus passait pour une pratique élitiste ou subversive ! Plébiscité par les Français, l’embras(s)ement du sexe féminin compte pas moins de 87 % d’adeptes selon les manifestants, 73 % selon la police – deux scores de république bananière. Ou de république ostréicole.

Recevoir un cunnilingus demande une certaine confiance. Or, comme chacun sait en cette période de prolifération des complexes, la confiance ne coule pas de source. Il est normal d’être gênée : comment ne pas intérioriser des millénaires d’associations douteuses entre vulve et moiteur, maladie, mauvaises odeurs et putréfaction ?

Normal d’être gênée aussi, quand il s’agit de montrer une partie du corps qui normalement ne se voit pas, et ce, sans pour autant se faire accuser de pruderie. Hors de toute sacralisation du sexe, ce sont des questions qu’on se pose en allant chez le dentiste, ou quand le docteur fouine nos oreilles – ce petit doute quant à des points anatomiques échappant à notre contrôle, voire à notre connaissance. A ce titre, pour recevoir un cunnilingus, les complexées trouveront intéressant de s’habituer à regarder leur sexe, avec un miroir. Si la pression est due à l’inconnu, vous pouvez faire connaissance.

Couleurs et variations

Contrairement à la vulve médiatique qui se duplique sur un même moule, la vulve humaine se déploie en toutes les couleurs et variations. Tant que vous n’avez pas d’écailles qui poussent autour du clitoris, tout roule. Et s’il faut aborder les angoisses les plus fréquentes : il est parfaitement répandu d’avoir des petites lèvres qui dépassent des grandes, et parfaitement banal d’avoir une petite lèvre plus grosse que l’autre. Votre partenaire ne sera pas surpris. Dans le cas contraire, il est puceau (et il regarde trop la télévision) – pensez donc à lui indiquer la position de votre clitoris grâce à des panneaux indicateurs en néon.

Pour recevoir un cunnilingus, beaucoup de femmes se sentent dans l’obligation de se préparer – non seulement avec une douche mais à coups de bandes dépilatoires. Chacune fait comme elle veut, mais on peut déceler là une forme d’autocensure : en estimant par avance qu’aucun homme n’aime les poils, les femmes alimentent une culture où leurs amants perdent l’habitude de se confronter aux buissons velus. Or, le cunnilingus n’est pas synonyme de pubis glabre sous prétexte qu’il faudrait mieux voir. La langue n’a pas d’œil. Certains hommes préfèrent sincèrement la version poilue, qui offre des sensations particulières et d’intéressants jeux de texture. Et de toute façon, l’éventuelle préférence masculine n’est pas parole d’évangile : c’est vous qui décidez. Le cunnilingus est censé vous procurer du plaisir. Si la préparation vous plonge en plein malaise et qu’elle vous fait mal, sortez plutôt le jeu de Scrabble.

Frais de participation

Nous avons déjà abordé cette question pour la fellation : nos partenaires ne sont pas télépathes. Nous sommes donc chargées, soit de leur confier notre manuel d’utilisation, soit de miser sur une compatibilité tombée du ciel, soit d’accepter la déception. Offrir le guide du cunnilingus pour les nuls est inutile : il ne s’agit pas pour le partenaire d’apprendre à prodiguer des caresses à toutes les femmes, ou à une femme moyenne. Il s’agit de se spécialiser. Ce que préfèrent les autres femmes, on s’en fiche.

Cet enseignement ne passe pas forcément par les mots : vous pouvez filer un coup de main (en écartant les grandes lèvres pour faciliter l’accès au lieu du crime, par exemple). Vous pouvez participer, montrer comment vous vous masturbez. A ce titre, il serait crucial d’introduire une nuance dans le débat bucco-génital public. On parle du cunnilingus générique alors que cette pratique existe, pour les femmes, en version passive ou active. Parfois l’ambiance est à la détente, parfois à la passion. Nous ne sommes pas toujours des étoiles de mer face aux langues de nos partenaires…

Le paradoxe du mec bien

L’enfer, pavé de bonnes intentions : vous connaissez la musique. Ici, nous affrontons le problème de la gratitude. Les femmes ont en effet tendance à se montrer extra-reconnaissantes dès qu’un homme bouge un orteil – qu’il s’agisse de faire la vaisselle ou d’honorer notre bouton de rose. On nous a bien répété que notre vulve était sale. Nous en déduisons donc, plus ou moins consciemment, que le cunnilingus est une faveur, voire un sacrifice, comme s’il s’agissait pour notre partenaire de partir au feu… alors même que la majorité des hommes le pratiquent pour leur plaisir.

Ce raisonnement est le pire ennemi de la réceptrice parce qu’il la met sous pression : déjà que monsieur se donne un mal de chien, on essaie d’abréger ses souffrances. Quitte à ne jamais atteindre l’orgasme. Recevoir un cunnilingus avec grâce consiste pourtant à le recevoir dans la longueur, sans culpabiliser parce que ce serait trop demander – dix ou vingt minutes, ce n’est pas trop demander. Les hommes qui descendent en eaux profondes le savent. Cette timidité, qui joue contre notre plaisir, peut être rangée au placard.

La gratitude empêche en outre de formuler des critiques. Or, justement parce que les hommes aiment cette pratique, ils sont parfaitement aptes à entendre des suggestions et modifier leur routine – par ailleurs, en les protégeant, nous les infantilisons. Ils n’ont rien demandé, et n’ont aucune envie d’être infantilisés.

Autre conséquence de la gratitude excessive : elle prive les femmes de leur droit à ne pas aimer le cunnilingus. Lequel ne constitue ni la pratique ultime ni un Graal sexuel. Il existe mille raisons de ne pas aimer le cunnilingus – sans même s’en justifier. Certes, la langue offre des monceaux de douceur et de très commodes lubrifications, mais elle manque de précision. Elle manque également, parfois, de puissance et de vitesse, surtout en comparaison avec les doigts. On peut détester le contact visqueux de la langue.

Recevoir un cunnilingus implique donc de se demander honnêtement si on aime le cunnilingus. Ou si on aime le cunnilingus ce jour-là – quand on a ses règles, quand on pense à autre chose, ou quand c’est un mardi.

Fin de partie

Recevoir un cunnilingus inclut l’art délicat de savoir arrêter les frais : soit parce qu’on a joui, soit parce qu’on en a assez, soit parce qu’on voudrait passer à autre chose. Changer de position suffit le plus souvent − soyons honnêtes : votre partenaire a une crampe, il ne se vexera pas. Si votre amant est du genre à penser que tout cunnilingus doit aboutir à un orgasme (non), et que vous préférez vous épargner une conversation embêtante, simuler est une option. Pas forcément une bonne, mais une option quand même.

Rappelons enfin qu’on n’arrête pas forcément un cunnilingus pour passer à l’étape suivante, ou pire, à l’étape « supérieure ». Nous parlons d’une pratique à part entière, comme le baiser ou le bœuf bourguignon. La pénétration vaginale n’est pas le prix à payer pour un cunnilingus. Lequel n’est pas un passage obligé, quand on voudrait être pénétrée tout de suite.

Car enfin, on ne reçoit pas un cunnilingus comme un amuse-bouche : on ne peut pas honorer cette attention tout en l’appelant « préliminaire » − un mot qui induit une hiérarchie des pratiques sexuelles. Le meilleur moyen de rendre grâce à ce baiser est de le prendre au sérieux. Comme cœur du sujet, certainement pas comme accessoire.

Retrouvez chaque dimanche matin la chronique sexualité de Maïa Mazaurette dans La Matinale.

  • Maïa Mazaurette
    Journaliste au Monde
Source : Le plaisir féminin, à bouche que veux-tu

mercredi 27 avril 2016

20160427 - Sexualité : les rapports sexuels fréquents resserrent les liens

Sexualité : les rapports sexuels fréquents resserrent les liens



Si les jeunes mariés qui ont beaucoup de relations sexuelles ne se considèrent pas ouvertement plus « satisfaits » que les autres, leurs mécanismes inconscients ont prouvé le contraire..
De manière parfois surprenante de nombreuses études ont déjà conclu que la fréquence des rapports sexuels ne définit pas le bonheur dans un couple. Des résultats qui pourraient s'expliquer par une méthodologie inappropriée pour Lindsey Hicks et son équipe. Les chercheurs américains ont mené une étude auprès de 216 jeunes mariés, avec une approche différente des précédentes études. Leurs résultats, publiés dans la revue scientifique Psychological Science, montre que des relations sexuelles fréquentes améliorent bel et bien l'image du conjoint.

Pour réaliser cette étude, les jeunes mariés ont dû évaluer leur taux de satisfaction globale avec leur partenaire (s’ils étaient heureux, insatisfaits, déçus etc…), puis déclarer la fréquence de leurs rapports sexuels au cours des 4 derniers mois. Comme dans les études précédentes les chercheurs ont constaté que le nombre de rapports n'était pas corrélé à la satisfaction ressentie dans le couple.

Dépasser la perception consciente


Les scientifiques ont ensuite soumis les volontaires à un exercice plutôt étonnant. Face à un écran, les jeunes mariés voyaient apparaître des mots, dont ils devaient indiquer s'ils avaient une connotation positive ou négative. Mais sans le savoir, les sujets étaient exposés à une photo de leur partenaire pendant 300 milliseconde avant chaque mot. Selon les chercheurs cette méthode permet d'obtenir des indications sur les perceptions non-conscientes des sujets.

En effet, la vitesse de réponse va indiquer à quel point deux éléments  être associés inconsciemment et automatiquement par le cerveau. Les chercheurs ont constaté que plus le temps de réponse est rapide, plus l’association entre le partenaire et le mot est forte. Répondre plus lentement face à un mot négatif qui suit la photo implique une attitude généralement plus positive vis à vis du compagnon.

L'inconscient ne ment pas

En utilisant ces données, et le nombre de rapports déclarés, les chercheurs ont pu cette fois-ci mettre en évidence que plus les relations sexuelles sont nombreuses, plus les partenaires associent leur compagne ou compagnon à des items positifs. Et cela chez les hommes comme chez les femmes.

« Nous avons constaté que consciemment, les couples considéraient que la fréquence des rapports sexuels n’avaient pas d’influence sur le sentiment de plénitude dans leur relation amoureuse. Pourtant, la fréquence des rapports favorise l’estime du partenaire », explique la psychologue Lindsey Hicks, co-auteure de l’étude.

lundi 11 avril 2016

20160411 - NEWS : Comment définir aujourd’hui ce qu’est une sexualité “normale” dans une société du tout numérique | Atlantico.fr

Comment définir aujourd’hui ce qu’est une sexualité “normale” dans une société du tout numérique | Atlantico.fr

L'immense succès des mommy porn à connotation SM a déclenché une vague de sondages concernant leur impact sur la sexualité des françaises, en particulier.
Une enquête de l’IFOP sur plus de 1 000 femmes, commandée par le journal Femme Actuelle (2013), montre une progression des pratiques sado maso " soft " : 24 % des femmes interrogées déclarent avoir reçu une fessée de la part de leur partenaire, alors qu’elles n’étaient que 8 % en 1985. Les pratiques SM plus hard (soumission, domination) restent, pour elles, très marginales et non souhaitées.
Il en va de même pour les sex toys, que 38 % des femmes déclarent utiliser plus ou moins fréquemment, et le fantasme de faire l’amour dans un lieu public pour pimenter sa vie de couple, partagé par 51 % d’entre elles..
En ce qui concerne l’utilisation des nouvelles technologies dans leur sexualité, les SMS coquins sont échangés avec leur partenaire par 47 % des femmes et 41 % ont déjà visionné en couple un film pornographique. 10 % ont même filmé leurs ébats avec une caméra ou leur smartphone.
Ce genre de sondage nous montre, au-delà la déculpabilisation de certaines pratiques, le rapprochement générationnel entre hommes et femmes et l’expression de leurs fantasmes. Il existe actuellement un réel désir des femmes, dans ces jeux sexuels, à rompre avec une certaine banalité et elles en sont actrices, jusqu’à se rapprocher de certaines limites qui anciennement pouvaient être connotées perverses (SM, voyeurisme…). Nous voyons que, sous le désir d’élargir son répertoire sexuel, pour diversifier le plaisir conjugal, les frontières d’une sexualité normale adulte sont très mouvantes en fonction des époques, et rendent plus difficile la définition d’une sexualité " anormale " ou même addictive.
Une recherche nationale plus officielle1 et plus exhaustive, menée auprès de plus de 12 000 personnes entre 18 et 69 ans, troisième du genre depuis 1970, permet ainsi de voir les bouleversements de notre sexualité depuis ces 4 dernières décennies.
Les modifications sociales, relevées par cette enquête en grand nombre, donnent des pistes d’explications à cette évolution : la modification des structures familiales, l’augmentation de l’autonomie sociale et économique des femmes, les lois sur la parité et leur application, l’apparition du PACS et les débats sur le mariage homosexuel, l’inscription de la question de la violence contre les femmes à l’agenda politique, mais aussi la précarisation de certains groupes sociaux affectés par le chômage et les difficultés de la vie quotidienne. Bien évidemment, le contexte épidémiologique (VIH, hépatite…) a également eu une influence sur nos pratiques sexuelles.
Ici également, ce sont les femmes qui ont vu le plus leur sexualité se modifier :
— L’âge de leur premier rapport sexuel se rapproche de celui des hommes (17,6 pour 17,2 pour les hommes). Mais la différence générationnelle la plus importante reste que, pour les nouvelles générations, le premier partenaire ne devient que très rarement le futur conjoint. Ainsi, il devient plus une " expérience ", au même titre que les garçons.
— Le nombre de partenaires sexuels pour les femmes est en augmentation et se rapproche insensiblement de ce que déclarent les hommes (avec à mon avis une propension nette à majorer pour ces derniers) : 4,4 pour les femmes contre 11,6 pour les hommes. L’enquête, à ce propos, nuance un peu cet écart, en relevant que les femmes ne retiennent que ceux qui ont compté dans leur vie !
— Si la fréquence des rapports sexuels s’est peu modifiée en quarante ans et reste fixée à 8,7 rapports par mois, c’est la sexualité des seniors (50‑69 ans) qui a le plus évolué, et surtout celle des femmes qui déclarent 7,3 rapports par mois au lieu de 5,3 en 1992.
Mais ce sont les pratiques qui ont le plus changé et qui modifient notre regard sur une sexualité dite " normale " :
— Le nombre de femmes qui déclarent avoir eu une expérience homosexuelle a presque doublé (2,6 % en 1992 contre 4 % en 2006).
— L’usage d’Internet, pour les rencontres affectives et sexuelles, a également bouleversé nos habitudes, plus particulièrement sur la sexualité des adolescents.
Cependant, nous pouvons déjà relever que cette pratique de rencontre " flambe " chez les filles de 18 ans et dépasse les garçons (36 % pour les filles contre 24 % pour les garçons.).
Cette évolution ne va pas sans difficultés, car cette étude révèle une vie sexuelle plus diversifiée mais également des tensions, liées à une contradiction qui perdure entre pratiques et représentations sociales. Cette émancipation féminine se heurte à des a priori persistants : " La sexualité féminine ne serait pensable qu’en référence à l’affectivité et la conjugalité alors que la sexualité masculine serait par nature plus diverse et plus liée à des besoins naturels. "
Ce qui pourrait expliquer également que, dans cette enquête, le recours à la prostitution ne semble pas être en diminution chez les hommes. Ce sont toujours les hommes entre 20 et 34 ans qui représentent la plus forte clientèle (près de 5 % des hommes à ces âges). Ainsi, après 50 ans, plus d’1 homme sur 4 a eu au moins un rapport sexuel payant dans sa vie. Car cette évolution de nos pratiques sexuelles, tant dans leurs natures que dans leurs fréquences, ne modifie en rien les difficultés que nous pouvons rencontrer au sein de notre relation de couple, au cours d’une vie, et de son retentissement sur notre vie sexuelle. Et cela, quel que soit notre niveau social, comme le montre le cas de Jean venu me consulter, pensant être malade.Le recours à la prostitution recouvre des situations extrêmement différentes, tant parmi les travailleurs du sexe que des clients. C’est une des raisons pour lesquelles le débat actuel sur la pénalisation des clients est si compliqué. Du côté des prostituées, il n’existe pas de situations univoques, entres celles qui s’engage dans cette " auto entreprise " soumise aux impôts et charges diverses, de manière volontaire, celles qui sont engluées dans leur toxicomanie, les victimes de réseaux proxénètes… et pour les clients, ceux qui sont dans une " misère sexuelle ", les pervers sadiques et violents, ceux qui, en difficulté dans leur couple, préfèrent ce recours à une relation extraconjugale, comme mon patient.
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