mercredi 20 avril 2016

20160420 - News : Paris veut préserver l'attractivité du marché aux puces de la porte de Vanves, Actualité des Marchés Publics

Paris veut préserver l'attractivité du marché aux puces de la porte de Vanves, Actualité des Marchés Publics



Article de Laurence Albert pour les Echos

Le Conseil de Paris a approuvé la nouvelle délégation de service public. Objectif  : booster le Square aux artistes et évincer les vendeurs à la sauvette.

Dans le sud de Paris, le paradis des chineurs a encore de beaux jours devant lui. Du moins, s'il parvient à évincer les vendeurs à la sauvette qui hantent chaque week-end les rues adjacentes de la porte de Vanves, faisant fuir promeneurs et commerçants. C'est l'un des défis qui s'imposera au nouveau délégataire du marché aux puces de Vanves, dont la délégation de service public (DSP) sera renouvelée fin 2016. Le Conseil de Paris vient de voter fin mars le principe d'une nouvelle DSP de six ans. «  Le recours à une société spécialisée depuis 1986 permet une organisation réactive. [...] Le recrutement des commerçants et des artistes nécessite un savoir-faire spécifique », justifie la Ville, jugeant le bilan de l'actuel délégataire, la société Semaco, «  satisfaisant ».

500 brocanteurs

Le rapport joint à la délibération du Conseil de Paris est cependant plus nuancé. En réalité, ce n'est pas un mais trois espaces, aux performances diverses, que gère la Semaco. Le premier, dédié à la brocante et aux puces, déployé sur 1,4 kilomètre de linéaires, tire son épingle du jeu. « Il y a près de 500 brocanteurs, ce qui en fait l'un des espaces les plus importants de Paris, et le rend particulièrement attractif auprès des touristes  », se félicite Olivia Polski, adjointe au maire chargé du commerce. En revanche, les deux autres espaces mitoyens souffrent : le Square aux artistes, de moins en moins fréquenté par ces derniers, et l'espace dédié aux objets de récupération - aussi appelé « carré des biffins » -, à moitié vide. Résultat : un chiffre d'affaires de 350.000 euros, inférieur de 6 % aux prévisions depuis trois ans et d'autant plus préjudiciable que la Semaco verse 109.000 euros de redevance à la Ville. Une situation que le rapport impute notamment à la présence de vendeurs à la sauvette. «  Ce n'est pas l'un des marchés où nous avons le plus de problèmes  », tempère toutefois Olivia Polski, qui pointe d'autres faiblesses dans l'organisation - comme la tenue d'un marché neuf peu fréquenté le samedi après-midi, un carré des biffins à mieux gérer, ou une communication à revoir pour le Square aux artistes. Autant d'améliorations que devra apporter le futur lauréat de la DSP. Sans oublier, à l'heure de la disparition des sacs plastiques, l'épineux dossier de la propreté...
 
à noter
Les marchés aux puces des portes de Paris (Montreuil, Saint-Ouen, Clignancourt, Vanves) se sont développés au XIXe siècle sur l'espace libre de la zone non constructible (« non aedificandi ») de l'enceinte fortifiée de Thiers.
Laurence Albert

Avis Pimpf : petit clin d'oeil à ce marché aux Puces, juste à coté de chez moi qui est beaucoup moins connu que celui de Clignancourt / Saint Ouen ou même Montreuil.

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